Le e-commerce est-il vraiment rentable ?

Les ventes réalisées en ligne connaissent un succès pour les entreprises de plus de 10 personnes, surtout en B to C. Les meilleurs résultats concernent les commerçants « multicanaux » chez qui la vente en ligne influence positivement l’activité en point de vente physique. Cependant, comme le démontre une étude de l’Insee, la rentabilité n’est pas forcément au rendez-vous dans le commerce de détail.

 

Le e-commerce est-il vraiment rentable ?

Les sociétés françaises de plus de 10 personnes sont encore frileuses face au e-commerce. Seules 15% d’entre elles ont franchi le pas et le poids des recettes provenant du e-commerce reste contrasté. En effet, le montant total des ventes réalisées par internet a atteint 3,7% du total des ventes réalisées par l’ensemble des entreprises de plus de 10 personnes, d’après une étude de l’Insee diffusée ce 12 mai et portant sur des données de 2013.

La notoriété plutôt que la rentabilité

Si le e-commerce français bat son plein au premier abord, il serait trop simple d’en déduire que la rentabilité qui s’en dégage est en plein boom. En réalité le chiffre d’affaires augmente bel et bien mais la rentabilité ne fait pas systématiquement de même. La cause principale de ce constat : le e-commerce pousse souvent les entreprises à réduire leurs marges.

Mais alors, pourquoi vendre en ligne ?

Les acteurs qui réussissent grâce ou en partie au e-commerce ne basent pas leurs choix sur des stratégies à court terme. Les objectifs sont bien souvent d’accroître la notoriété, de fidéliser les clients ou d’augmenter le nombre de références mis à disposition des clients. Indirectement, ces objectifs d’avantage marketing vont créer une confiance chez les consommateurs et dégager une réelle place pour l’entreprise sur le web. La rentabilité elle, suivra logiquement sur le moyen et long terme.

Booster ses ventes en magasin : le Web to Store

La base de toute décision censée de vente en ligne repose sur la connaissance du profil des internautes, concernés par nos produits et services.

Ainsi en 2014, ce sont 77% d’entre eux qui pratiquent le ROPO (Research Online, Purchase Offline) afin de faire les meilleurs choix dans leur décision d’achat avant de venir en point de vente physique.

Une fois le client potentiel en magasin, 40% des mobinautes utilisent leurs smartphones pour comparer les prix avant d’acheter. Un comportement que l’on ne peut ignorer, alors qu’environ 2 entreprises sur 10 qui vendent leurs produits ou services via plusieurs canaux ne pratiquent pas des prix uniformes.

D’autres outils tels que les réseaux sociaux permettent de dynamiser les ventes physiques grâce notamment à des offres temporaires, des réductions exclusives, du parrainage ou encore des jeux concours ou opérations événementielles à finaliser en magasin.

Autre atout, la géolocalisation est plus que jamais sollicité par les mobinautes et mise en avant par Google. Elle permet d’informer l’internaute de la proximité du magasin et ainsi de le retenir comme potentiel lieu de passage pour un de ses futurs achats.

Une très large majorité de détaillants ont fait le choix de combiner achat en ligne et retrait en magasin. Si 19% d’entre eux affirment que cette disposition a été bénéfique à leur rentabilité, 9% affirment que le e-commerce a négativement impacté leur activité.

 

Le e-commerce doit être envisagé comme une stratégie vivante et dynamique pour un détaillant, sans chercher une rentabilité immédiate. Complémentaire à l’activité physique du magasin, la présence en ligne nécessite un investissement pour fidéliser les clients, animer le point de vente par du « click-to-store » et informer les internautes de sa présence et de son panel d’offres. Négligée ou mal comprise, la vente en ligne peut cependant handicaper la santé de l’entreprise alors contrainte à réduire ses marges et perdre en rentabilité.

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